L'Au-revoir aux abbés Charles et Evariste

Deux messes d'action de grâce ont eu lieu ce week-end pour dire merci à ceux qui durant plusieurs mois ont sillonné le doyenné pour évangéliser les fidèles.

Une atmosphère étrange même si elle se veut festive et familiale ! En effet les masques et la distantiation physique font que pour des au-revoirs, sans bises ni poignée de mains,sans pot de l 'amitié,ceux-ci auront un goût d'inachevé...

Les nominations ont annoncé un départ à Orchies pour Evariste et à Condé pour Charles, il est donc important pour les communautés qui les ont accueilli respectivement il y a deux et un an de les porter dans la prière et les remercier pour la mission effectuée.

La basilique est aux couleurs africaines, les drapeaux du Burkina Faso et du Congo Brazzaville sont posés dans le choeur, l'autel est au couleur du diocèse de Dédougou, le diocèse d'Evariste avec le visage de son évêque Mr Prosper Bonaventure Ky nommé il y a tout juste deux ans et ami du diocèse de Cambrai pour avoir séjourné plusieurs fois à Douai !

La chorale est en nombre, l'église est pleine de paroissiens, d'amis, de fidèles du doyenné. C'est Charles qui préside mais Evariste qui fera l'homélie. Après une procession d'entrée avec les prêtres et diacres, Evariste chante dans sa langue le dioula, la prière pénitentielle.

Le temps de la Parole s'achève avec l'homélie qu'Evariste débute en chantant, un chant qu'il a composé et qui remercie les paroissiens. Deux couplets et trois refrains pour dire combien il est reconnaissant pour le vert pâturage qu'il a trouvé en la paroise Sainte Maxellende. Touchée, l'assemblée sans se concerter, applaudit puis le laisse poursuivre son homélie. Il revient sur le temps difficile du confinement et cette épidémie qui réduit nos espaces de libertés, met en péril notre économie mais prouve aussi que l'Homme est capable de solidarité et de fraternité. Il remercie les soignants et ceux qui ont oeuvré dans la sécurité et l'alimentaire. L'Homme doit être au centre de nos préoccupations quotidiennes.

Pour Evariste la vie du prêtre se résume à 2 mots : stabilité et mouvement ! Jeune séminariste il quitte sa famille puis son pays comme prêtre Fidei Donum; deux ans dans le doyenné est le temps d'une courte stabilité. A peine installé de nouveaux chemins s'ouvrent à lui ; aujourd'hui il part pour d'autres horizons dans le diocèse. Le ministère du prêtre se définit pour lui comme celui du Christ Pasteur, partout il y a des brebis à soigner ( le curé est "celui qui prend soin") ...Il termine de nouveau en remerciant celles et ceux qui s'investissent dans la paroisse des choristes aux sacristines, des distributeurs des journaux Partage aux rédacteurs, des catéchistes aux comptables...Et en ce jour qui fête Ste Anne et Joachim il conclut " puisse Ste Anne et Joachim faire en sorte que notre amitié dépasse les frontières du temps et de l'espace" !

L'Eucharistie se poursuit avec la prière universelle et on pense au Père Jacques Hamel assassiné il y a 4 ans ( 26 juillet 2016) en tenue de service lors d'une messe dans son église à St Etienne du Rouvray. Une prière en fin de célébration lui est adressée:

"Père Jacques Hamel, veuillez présenter notre prière à Dieu, vous lui avez consacré votre vie, que Dieu nous aide à accomplir sa volonté simplement, fidèlement, chaque jour.

Vous lui avez offert le pain et le vin, que Dieu nous aide à offrir nos vies pour sa gloire et le salut du monde.

Vous avez démasqué satan, le diviseur, que Dieu nous aide à repousser ses tentations en accueillant l'Esprit d'amour et de pardon.

Vous êtes mort en habit de prêtre, que Dieu nous aide à témoigner de Jésus et de son Evangile, jusqu'au bout."

Pas de départ sans cadeaux, nous dit Hervé le doyen, c'est donc le moment des échanges. De nouveau au nom des deux partants, Evariste prend la parole pour redire un immense merci et demande qu'on continue de prier pour leur mission respective; mais les caudrésiens ne s'inquiètent pas de leurs nominations puisqu'ils retrouvent deux prêtres qui ont oeuvré aussi à Sainte Maxellende : Pierre-Germain Boutteau et Marc Beaumont.

 

 

Article publié par Dorothée QUENNESSON • Publié le Dimanche 26 juillet 2020 • 445 visites

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