Témoignage de Bérénice Denissel

jeune volontaire de Caudry, envoyée par la DCC en septembre en Equateur

Je prends le temps de donner quelques nouvelles pour témoigner un peu de la vie de l’Eglise locale.

 

Me voilà donc installé à la Bota, depuis le 5 septembre. C’est un quartier populaire à l’extrême nord du centre-ville de Quito, où vivent ensemble afro-descendants, indigènes, et autres métissages…
Il existe ici une telle mixité de genres, de cultures, de nationalités que l’on ne sait parfois plus dans quel pays on se trouve ! Il en est de même dans l’Eglise.


Je suis accueillie dans la communauté des Ursulines de Jesus. Elles sont au nombre de 5 en Equateur : deux à Quito et trois à Esmeraldas, sur la côte.  Je vie avec Isabel et Miriam, toutes deux chiliennes. Miriam a été élue récemment responsable au niveau internationale, aussi elle est peu présente et partira définitivement début 2011. De ce fait pour palier à son absence, des sœurs de la communauté résidant dans les pays voisins se relaient ici. C’est actuellement Marisol, espagnole d’origine, qui vient de Bolivie pour nous accompagner. Par cette présence commence le partage de l’Evangile au quotidien…

 

Je travaille au quotidien au Proyecto en tant qu’éducatrice spécialisée. C’est un centre qui accueille des enfants de 5 à 17 ans. On y assure un repas, une collation mais aussi un renforcement scolaire et une aide aux devoirs.

Nous travaillons autour de valeurs (solidarité, auto-responsabilité…) avec pour objectif final de permettre à chaque enfant de devenir acteur de ses choix, de sa vie dans un climat de confiance et de fraternité. Malgré un contexte et un environnement parfois difficiles, nous tentons chaque jour de véhiculer un message de tolérance, de paix et d’amour.

 

N’est-ce pas là aussi un partage et un témoignage de l’évangile au quotidien ?

 

Ayant participé à plusieurs célébrations, je n’ai pu que constater que l’Eglise d’ici est moderne, en pleine force de l’âge ! Bien sûr que l’on entend la musique de la rue, que quelques chiens se promènent dans l’allée et que les enfants chahutent ; mais cette Eglise est haute en couleurs, toujours pleine (elle manque même de place), les cheveux blancs y sont rares et on y chante (juste ou pas) de tout son cœur… et sans carnet s’il vous plait !

 

Lors d’une messe organisée par la pastorale Afro à l’occasion de l’anniversaire de la reconnaissance du peuple afro équatorien (il y a à peine 13 ans…) j’ai pu une nouvelle fois admirer la beauté de la foi sur chaque visage, une beauté qui s’exprime en toute humilité et en toute simplicité.

L’Eglise a ici une place réellement importante dans la valorisation et la reconnaissance de chaque ethnie, aussi Elle véhicule lors des célébrations des messages forts de « lutte », de foi et de dépassement de soi pour que chaque communauté vive dignement.

 

Bien évidemment il faut prendre en compte que le continent du nouveau monde ne connait le christianisme que depuis quelques siècles, aussi on comprendra mieux la ferveur, la jeunesse et la force de son Eglise!

 

Mobile avec un visage si souriant et si coloré, l’Eglise d’Amérique Latine est réellement vivante. Elle doit  l’être d’autant plus face aux nouvelles églises qui s’implantent, les poches débordantes de billets… je m’atèle à comprendre ce qui se joue là pour vous en parler prochainement…

 

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Bérénice,

Volontaire de Solidarité Internationale

envoyée par la Délégation Catholique pour la Coopération.

 

Article publié par Cathocambrai • Publié le Mardi 26 octobre 2010 - 16h42 • 4400 visites

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